Refondre un site de psychanalyste pour des visiteurs qui arrivent fragiles.
Refonte complète du site d'un psychanalyste et art-thérapeute installé en Charente-Maritime — d'un site jamais terminé vers un site statique accessible, conçu pour un public en situation de vulnérabilité.
Un site fait pendant une autre vie professionnelle, jamais fini, jamais mis à jour.
Une pratique qui a changé, un site resté au point de départ.
Michel Bourjac est psychanalyste et art-thérapeute, en cabinet à Corme-Écluse, entre Saintes et Royan. Son site existant — psy-saintes.fr — avait été construit alors qu'il était encore salarié. Il n'avait jamais été terminé, et n'avait plus été mis à jour depuis longtemps.
Entre-temps, sa situation professionnelle avait bougé sur trois plans.
- Une reconversion en cours — après trente ans de carrière de manager dans l'industrie, un congé de reclassement jusqu'en novembre 2026 et une formation de thérapie à Bordeaux en parallèle.
- Un cadre d'exercice particulier — il exerce via une coopérative d'activité et d'emploi, seule voie possible pendant son congé.
- Une activité qui dépasse Saintes — formation à Bordeaux, interventions associatives sur plusieurs départements, et une seconde casquette d'art-thérapeute absente du site.
Le nom de domaine lui-même était devenu faux : psy-saintes.fr enfermait dans une ville une pratique qui n'y tenait plus.
Captures issues de la Wayback Machine, snapshot du 12 février 2025 — le site n'est plus en ligne. Les images n'ont pas été archivées : ce qui reste est la structure et le texte, c'est-à-dire précisément ce que la refonte a eu à traiter.
La demande, telle qu'elle a été formulée
Au rendez-vous de cadrage du 3 août 2026 : refonte complète, une direction artistique plus moderne, un formulaire de contact qui envoie directement par mail, et un système de modifications ponctuelles facturées après livraison.
Le besoin réel
Au-delà de l'esthétique, trois choses : désacraliser l'image de la psychanalyse, rassurer sur le déroulement d'un parcours thérapeutique, et établir la légitimité du praticien.
Ce dernier point n'est pas anodin. La psychanalyse n'est pas une profession réglementée en France : le titre repose sur une formation continue remise à jour chaque année. Ce qui protège le visiteur, ce n'est pas un diplôme d'État — c'est un cadre, une formation traçable et un code de déontologie. Le site devait rendre cela visible.
Le défi de conception
Comment concevoir un premier contact pour quelqu'un qui hésite depuis des mois, qui redoute autant la caricature du divan que le jargon du métier, et qui arrive souvent stressé, en burn-out ou en dépression ?
Le site ne présente pas des prestations. Il fait tomber une appréhension.
Lever une inquiétude avant de vendre une séance.
Le visiteur type de ce site n'est pas en train de comparer des offres. Il est en train de se demander s'il ose. Trois enjeux ont structuré le projet.
Rendre l'approche compréhensible sans la trahir.
Quatre pratiques distinctes coexistent — psychanalyse, psychothérapie psychodynamique, thérapie de couple, médiation par l'art. Il fallait les distinguer sans obliger le visiteur à choisir avant de comprendre.
Rendre la légitimité lisible.
Le parcours de formation est long et technique. L'afficher en entier écrase la page ; le résumer trop le vide de sa valeur.
Rendre le premier contact possible.
Le formulaire est le seul objectif de conversion. Il devait être court, sans engagement perçu, et rassurant sur la confidentialité.
Une contrainte posée dès le cadrage
Même exigence d'accessibilité que sur la mission précédente : FALC et WCAG AAA, posés dès la conception — structure, contrastes, formulations — et non en audit correctif après coup.
La raison n'est pas normative. Le public visé est composé de personnes stressées, anxieuses, en burn-out ou en dépression. La charge cognitive est ici un enjeu clinique, pas un critère technique.
Une exigence inverse de la mission précédente
Contrairement au projet Au fil du Tracé, aucune autonomie éditoriale n'était demandée — délégation totale, confirmée le 4 août. Michel rédige ses textes, je relis et j’intègre. Volume estimé : une à deux modifications par an, facturées à l'heure.
Conséquence directe : pas de CMS. Le site est du HTML statique, sans couche d'édition.
Le même critère — « que fait le client après la livraison ? » — a produit ici la décision exactement opposée à celle de la mission précédente.
Un périmètre resserré, deux cycles de révision, une deadline non négociable.
Cadrer, resserrer, produire, livrer avant le départ.
Périmètre réel : cadrage, recommandation de nom de domaine, direction artistique, architecture de l'information, UI, intégration, formulaire de contact et anti-spam, mise en ligne, référencement de base, accompagnement SEO.
Une contrainte de calendrier structurante
Le client partait en congés le vendredi 29 août au soir, pour deux semaines, avec un accès internet très limité. Toute la conduite de projet a été organisée autour de cette date : retours regroupés en lots, cycles de révision consommés avant le départ, mise en ligne anticipée au 25 août.
Le premier devis a été refusé. C'est la partie la plus instructive du projet.
Un écart de périmètre perçu, pas un désaccord de prix.
Un premier devis a été envoyé après le rendez-vous de cadrage. Il a été refusé le 4 août. Trois raisons ont été données : un budget insuffisant, des frais mensuels déjà payés sur le WordPress existant, et une représentation très différente du travail à faire.
« Un rafraîchissement de 3 à 4 heures » — repartir de l'existant, rafraîchir les pages, harmoniser couleurs et photos.
L'écart ne portait pas sur le niveau de prix, mais sur ce que le mot « refonte » recouvrait. Le client se représentait quelques heures de retouches ; le devis chiffrait une reconstruction.
C'est la seule objection prix documentée de tout le pipeline commercial CARYON — et elle est en réalité une objection de périmètre.
Un devis révisé a été signé le 7 août 2026, acompte versé le jour même. Ce qui a débloqué la signature n'est pas un périmètre retiré : c'est une remise. Le travail livré est celui qui avait été chiffré au départ, au prix inférieur du second devis.
Ce que cette remise a coûté
Baisser le prix a fait signer, mais n'a pas corrigé le malentendu : le client a accepté un montant, pas une compréhension de ce que « refonte » recouvrait. La preuve arrive plus tard — deux cycles de révision entièrement consommés, sur un périmètre que rien n'avait allégé.
Une remise sans contrepartie n'achète pas un accord sur le périmètre. Elle achète une signature, et laisse l'écart intact. Depuis, le devis porte un bloc « non compris » explicite, et une baisse de prix se négocie contre quelque chose — un lot en moins, un délai plus long, un témoignage.
Le nom de domaine, tranché sur des faits
Vérification WHOIS le 4 août : michelbourjac.fr disponible. Recommandation faite — migrer vers un domaine personnel plutôt que conserver psy-saintes.fr, dont le nom ne décrit plus l'activité.
Un point de vigilance a été identifié et signalé : l'ancien domaine avait des pages locales déjà indexées. Il fallait prévoir des redirections plutôt que de laisser mourir l'existant. La première année de nom de domaine a été offerte, comme geste hors devis.
L'arborescence n'a pas été prise telle quelle
Le rendez-vous avait produit une liste de sept à huit rubriques dictées par le client. Elle a été traitée comme un point de départ, pas comme une spécification, et retravaillée avant le devis.
- 01AccueilComprendre l'approche et vérifier la légitimité, au même endroit
- 02Mes pratiquesDistinguer les quatre approches sans obliger à choisir
- 03Mon actualitéInterventions et ateliers — la pratique en dehors du cabinet
- 04Des questions légitimesTraiter les questions qu'on n'ose pas poser
- 05Me contacterFormulaire — objectif unique du site
- 06Message envoyéConfirmation après envoi — dit ce qui se passe ensuite, et quoi faire si c'est urgent
- 07Mentions légalesConformité LCEN — forme juridique et RCS de la coopérative
- 08Politique de confidentialitéConformité RGPD — durée de conservation des données arrêtée avec le client
Huit pages publiées, pages légales comprises. La règle posée sur la mission précédente s'applique ici sans exception : ce qui est produit est compté, y compris ce que personne ne lit.
Le nom des rubriques a lui aussi été retravaillé. « FAQ » est devenu « Des questions légitimes » — le mot fait partie de la réassurance : il dit au visiteur que sa question n'est pas déplacée, avant même qu'il l'ait lue.
Ce qu'on ne met pas sur une page compte autant que ce qu'on y met.
Une lecture courte en surface, le parcours complet pour qui va le chercher.
L'arbitrage le plus significatif du projet. Le client a fourni un texte long et précis sur son parcours de formation — instituts, analyse didactique, mémoire, fédération, auteurs de référence. Il demandait une page « Qui suis-je ? » dédiée.
Décision retenue : pas de page séparée. Le texte a été intégré dans un accordéon « Mon parcours et ma formation », replié par défaut, à l'intérieur de la section « Qui suis-je ? » de l'accueil.
Le parcours d'un premier visiteur
Un parcours de formation long, technique, et essentiel à la crédibilité.
Quatre pratiques distinctes que le visiteur ne sait pas différencier.
Les questions gênantes — le prix, la durée, comment on arrête.
Le raisonnement : la section reste courte pour le visiteur qui hésite ; celui qui veut vérifier la légitimité va chercher le détail et le trouve entier. Une page dédiée aurait obligé tout le monde à passer par un contenu que peu allaient lire — et aurait éloigné la légitimité de l'endroit où elle est utile, juste avant la prise de contact.
L'arbitrage a été proposé au client, avec l'option d'une page à part entière s'il la préférait.
Retirer plutôt qu'ajouter
Plusieurs éléments ont été sortis du périmètre en cours de projet, à la demande du client ou sur recommandation.
- Resalib — prise de rendez-vous en ligne, retirée : le client n'a pas souhaité l'intégrer au site.
- Horaires de consultation — retirés.
- Quatre œuvres de la galerie art-thérapie — retirées.
- Une phrase de l'accordéon psychanalyse, jugée trop tranchée par le client.
Ce que la FAQ devait faire
La FAQ n'est pas un support. C'est là que se traitent les questions qu'on n'ose pas poser : combien ça coûte, combien de temps ça dure, et surtout — comment on arrête. La réponse « Et si je veux arrêter ? » a été rédigée en amont, puis confirmée telle quelle par le client.
Quatre palettes proposées, toutes vérifiées avant d'être montrées.
Quatre directions montrées, toutes mesurées avant de l'être.
Le client avait donné une direction en une phrase : fond clair, tons bleu et crème, « les couleurs de la mer » — un ancrage Charente-Maritime. Quatre propositions ont été construites et présentées sur une page d'accueil réaliste, avec le même contenu, plutôt que sur des nuanciers : un aplat de couleur ne dit rien du confort de lecture d'un paragraphe. Les teintes ont été prélevées dans les photos qu'il avait lui-même envoyées — la palette vient de ses images, pas d'un nuancier générique.
| Piste | Caractère |
|---|---|
| A — Aube | Terracotta et ardoise — la plus chaude, au risque de l'accent trop vif sur un sujet grave. |
| B — Littoral | Sable et brun chaud — la plus neutre, et la moins identifiable. |
| C — Brume douce | Sauge et sable — la plus apaisante. |
| D — Marée haute · retenue | Bleu profond et ambre — la plus affirmée, et la seule à tenir l'ancrage maritime demandé sans virer au décoratif. |
Trois choix de méthode
Construire les palettes en design tokens sémantiques.
Réutilisables d'un projet à l'autre — c'est ce qui a permis de brancher le design system CARYON plutôt que de repartir de zéro.
Vérifier les contrastes avant de montrer, pas après.
Les quatre palettes ont été mesurées au niveau WCAG AAA — texte à 7:1 minimum. Aucune ne pouvait être choisie par le client puis invalidée par un audit ultérieur.
Séparer les rôles typographiques.
Source Sans 3 pour l'interface, Literata pour le corps de texte — une sans-serif pour naviguer, une serif pour lire.
Les photos comme système, pas comme décoration
Le client a fourni un lot de photos personnelles le 23 août. Elles ont été triées par thème et affectées à une pratique, plutôt que réparties au hasard.
L'affectation retenue
- Charnières, poignées, portes, serrures, anneaux → thérapie de couple
- Paysages dorés, ciels d'acier → fonds de la section psychanalyse
- Jardin d'enfants, jeux → thérapie enfants-adolescents
- Escaliers, bancs, statues → ponctuation visuelle
La demande est arrivée en une phrase : « le site est trop monotone ». Trois intercalaires visuels ont été construits à partir de ses photos, avec ses propres formulations incrustées : « La psychanalyse amène à des transformations profondes et durables », « La psychanalyse permet d'accéder à une existence plus harmonieuse », « La thérapie analytique psychodynamique ouvre au monde, à l'altérité ».
Ce que le client a demandé de resserrer
Sur le second cycle de révision, une même demande est revenue sous plusieurs formes : trop d'air. Les espacements verticaux ont été réduits deux fois — 192 px, puis 128 px, puis 96 px. La taille des titres H1 a été abaissée sur tout le site. Les vignettes regroupées en fin d'accordéon ont été repositionnées à côté du paragraphe qu'elles illustrent.
Une mise en page aérée, généralement lue comme un signe de qualité, était perçue ici comme un contenu dilué.
Le même standard que sur la mission précédente — appliqué à un public différent.
AAA pour un public qui n'a pas de marge cognitive.
Les standards posés sur Au fil du Tracé ont été transférés : contrastes, tailles de cible, hiérarchie de titres, FALC. Ce transfert est légitime — ce sont des standards techniques, pas des hypothèses sur les utilisateurs.
Ce qui a été mesuré et corrigé
- CTA de navigation — contraste porté au niveau AAA, plus deux bugs CSS corrigés : padding mobile et couleur du texte du menu mobile ouvert.
- Séparateur de navbar — filet-point-filet repris du logo, en ambre, contraste AAA vérifié.
- Bouton hamburger — le mot « Menu » retiré au profit de l'icône seule,
aria-labelconservé. - Scroll horizontal mobile — supprimé sur toutes les pages.
- Cinq meta descriptions raccourcies — elles dépassaient 160 caractères.
Vérification automatisée
Passage Playwright sur l'ensemble des pages, en 375 px et en 1280 px : absence de scroll horizontal, en-tête collant fonctionnel, formulaire testé sur téléphone réel.
Un détail technique révélateur
Le scroll horizontal mobile a d'abord été corrigé avec overflow-x: hidden. Cette solution cassait le position: sticky de la barre de navigation dans Chromium. Corrigé en overflow-x: clip.
Le correctif d'un bug en avait introduit un autre, invisible sur la page où on l'avait testé. C'est la raison d'être d'une vérification automatisée sur plusieurs largeurs.
Une contrainte juridique qui a changé la façon de livrer une maquette.
Ne pas publier ce qu'on n'a pas le droit de publier.
Le site présente une galerie d'œuvres réalisées en séance d'art-thérapie — dessins, collages, moulages d'argile. Ces œuvres ont des auteurs, qui ne sont pas le praticien. Au moment d'envoyer la première version pour validation, l'autorisation de publication n'était pas obtenue.
Une URL publique, même non communiquée, vaut publication.
Décision : la v1 a été livrée sous forme de fichier HTML autonome — polices et images embarquées, environ 1,5 Mo — que le client pouvait ouvrir depuis son ordinateur ou son téléphone, sans mise en ligne. Une règle a été posée en parallèle : ne rien pousser sur le dépôt public tant que l'autorisation n'était pas écrite.
L'autorisation a été confirmée par écrit le 18 août, couvrant dessin, collage et moulage d'argile. Quatre œuvres ont été retirées à la demande du client. La galerie a ensuite été dédupliquée et restylée en plein cadre arrondi, sans légende.
Pourquoi ce point mérite une section
C'est un cas où la contrainte n'était ni esthétique ni technique, mais juridique — et où elle a modifié le mode de livraison du travail, pas seulement son contenu. La solution n'a coûté ni délai ni budget. Elle a simplement demandé de se poser la question avant, et non après.
Deux cycles inclus au devis. Deux cycles consommés.
Absorber les retours sans laisser filer le périmètre.
Le devis incluait deux cycles de révision. Les deux ont été utilisés, chacun regroupé en un envoi unique plutôt qu'en retours au fil de l'eau.
Cycle 1 — retours du 18 août
Logo intégré, portrait recadré en 4:5, adresse et email corrigés, tarif adulte fixé, durée de conservation des données arrêtée, mention de délai de réponse ajoutée sous le formulaire, forme juridique de la coopérative portée en mentions légales, horaires et Resalib retirés, bloc psychanalyse réécrit, deux questions ajoutées à la FAQ, quatre œuvres retirées de la galerie.
Cycle 2 — retours des 22-23 août, traités le 26
Espacements resserrés deux fois, titres réduits, photo floue remplacée — le flou venait du fichier source, pas du cadrage —, légendes décoratives retirées, CTA de navbar corrigé, quatorze vignettes repositionnées dans les quatre accordéons, galerie dédupliquée, page Actualité complétée d'une troisième intervention.
Un écart signalé plutôt que masqué
Les photos fournies pour la section enfants — une aire de jeux — ne correspondaient pas au support de présentation initial, qui montrait pâte à modeler et dinosaures. L'écart a été signalé au client, la source d'origine étant indisponible.
Ce que ces deux cycles ont appris
Un canal, un lot, une date.
Les retours regroupés en un envoi unique sont traitables en une session. Les retours au fil de l'eau consomment un cycle sans qu'on s'en aperçoive.
Toute affirmation factuelle sur le client se vérifie ligne à ligne.
Diplômes, certifications, intitulés, citations. Rien de ce qui engage la réputation d'un praticien ne part chez lui sans avoir été recoupé sur une source. Ce projet a produit une règle interne sur ce point.
Livrer, ce n'est pas pousser un dossier en ligne.
Un formulaire testé en production, un site indexable, un client outillé.
Le formulaire de contact
Construit sur un Worker Cloudflare relié à Brevo, avec Turnstile en anti-spam. Deux choix techniques notables : envoi en FormData pour rester compatible avec un formulaire HTML natif, et redirections distinctes selon le résultat — page de remerciement en cas de succès, retour au formulaire avec un motif d'erreur explicite sinon.
Test de bout en bout en production : soumission → redirection → réception de l'email confirmée par le client.
Audit de livraison
Neuf points contrôlés, aucun point bloquant. Une décision assumée : rester en DNS-only côté Cloudflare, sans proxy. Niveau de sécurité jugé suffisant pour un site vitrine statique — et arbitré explicitement plutôt que subi.
Référencement de base
sitemap.xmldéclaré et soumis.- Données structurées JSON-LD
PersonetLocalBusiness, étendues avec la forme juridique et le RCS de la coopérative. - Google Search Console pris en charge par CARYON.
- Redirections prévues depuis les pages de l'ancien domaine déjà indexées.
Transmission
Un document de référence SEO a été produit et un appel dédié tenu le 26 août : comment fonctionne l'indexation, ce qui est en place, ce qui reste à faire côté client, et une timeline réaliste. Répartition claire — Search Console côté CARYON, fiche Google Business Profile côté client.
Mise en ligne le 25 août — quatre jours avant la deadline.
Validé, soldé, et corrigé une dernière fois par un retour collectif.
Résultats et enseignements.
Site en ligne le 25 août 2026 sur michelbourjac.fr, quatre jours avant l'échéance et quatre jours avant le départ en congés du client.
Ce qui a été livré
- Un site statique accessible, contrastes vérifiés au niveau AAA avant présentation.
- Un nom de domaine personnel, avec les redirections de l'ancien prévues.
- Un formulaire opérationnel, testé en conditions réelles jusqu'à la réception de l'email.
- Une vérification automatisée sur toutes les pages, en mobile et en desktop.
- Un référencement de base en place et transmis lors d'un appel dédié.
- Une autonomie technique transmise — le référent informatique de la coopérative a été ajouté au dépôt avec droits d'écriture.
Apprentissages
- Une objection prix est souvent une objection de périmètre.
- Le même critère produit des décisions opposées selon le client.
- Les standards se transfèrent ; les hypothèses sur le public, non.
- Vérifier avant de livrer coûte moins cher que rattraper après.
- Un regard collectif vaut mieux qu'une relecture supplémentaire.
Un test grandeur nature, non prévu
Le jour de la validation, le client a présenté le site à sa coopérative. Quatre retours sont remontés dans l'heure : un scroll horizontal sur mobile, des puces en doublon sur la page contact, des espacements mobiles encore trop larges, et le bouton hamburger jugé peu lisible. Les quatre ont été corrigés et vérifiés en quatre-vingt-dix minutes.
C'est le seul moment du projet où le site a été confronté à plusieurs regards extérieurs d'un coup. Il a produit plus de retours actionnables que n'importe quelle relecture précédente — et il n'était pas prévu au processus.
La validation du client
« J'ai tout scanné, tout semble ok et c'est top. Ok pour la diffusion et pour solder la facture. » Michel Bourjac — psychanalyste & art-thérapeute · validation de livraison, 28 août 2026
Ce qui manque à cette étude de cas
Pas de témoignage écrit à ce jour. Il a été demandé le 28 août, sans réponse à ce stade.
Pas de données d'usage. Aucun chiffre de fréquentation, de demandes reçues ou de rendez-vous obtenus.
Pas de test utilisateur. Aucun test n'a été mené avec des utilisateurs finaux. Les décisions reposent sur le cadrage, la lecture du besoin et les retours du client — pas sur l'observation. C'est la même limite que sur la mission précédente, et le retour collectif de la coopérative en montre précisément le coût : quatre problèmes réels, trouvés en une heure par des gens qui n'avaient pas conçu le site.
Une refonte qui n'a pas ajouté d'informations — elle en a changé l'ordre et le poids.
Un site qui n'impressionne pas — et c'est le but.
Le point de départ était un site qui décrivait une pratique. Le point d'arrivée est un site qui rend une démarche envisageable.
Ce qui a changé n'est pas la quantité d'informations, mais leur ordre et leur poids : la légitimité disponible sans être imposée, quatre approches distinguées sans obliger à choisir, une FAQ qui traite les questions gênantes, un formulaire court sur une page qui dit ce qui se passe après l'envoi.
Ce qui a changé pour le client :
- Un nom de domaine qui correspond à son activité réelle, et non à une ville qu'il a dépassée.
- Une seconde casquette — l'art-thérapie — enfin visible.
- Un site indexable, avec les outils de suivi en place et l'usage expliqué.
Ce projet a confirmé une conviction née sur la mission précédente : dans le soin, l'interface n'a pas à séduire.
Elle a à réduire le coût d'un premier pas.
Un site qui ne vous ressemble plus ?
Refonte, changement de nom de domaine, mise en conformité : un premier échange de trente minutes suffit à dire par où commencer.